le pont dans l'ombre ...

ça rime à rien

19-01-06

Quel est le sens ? ...

Quel est le SENS de la vie ? ? ?

De la naissance vers la mort ...

(B06)

schizo

http://www.irtc.org/stills/2003-08-31/view.html

Posté par baramine à 09:02 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

LE SEL DE LA VIE

Ce n'est que le sens de l'existence dont tu parles
Qui veut donner un sens à la Vie? le mental!
Pourquoi la Vie devrait-elle bien se contenter
D'un seul sens, combien serait-elle alors bornée

La Vie s'étend gracieuse dans toutes les directions
Dix mille chemins, autant d'arabesques étonnantes
Rien ne peut limiter ses ramifications
Elle ne sera que tous les jours plus surprenante

A toi d'être prêt à recevoir ses donations
Qui te feront poète, mendiant ou crucifié
Suivant ce qu'à percevoir tu es destiné
Une fois débarrassé de toutes tes illusions

"L'homme naît, souffre et meurt" a dit un poète charmeur
Il en va ainsi pour toutes les formes infidèles
Qui se prennent elles-mêmes pour des dieux de fureur
Alors que de la Vie elles ignorent jusqu'au sel

Posté par gmc, 19-01-06 à 11:09

Cosmos

Le monde, fondamentalement est beau. En tous lieux la matière, vivante, brute ou inerte célèbre le mystère palpable dont elle est faite. Sous toutes ses formes, de la plus glorieuse à la plus insignifiante.

A travers les tableaux infinis qu'elle peint, à chaque fois les mêmes et cependant toujours différents, depuis les hauteurs cosmiques jusque dans la moindre parcelle de la glaise que l'on prétend vile, et ce mille fois par instant dans toutes les parties de l'Univers, la matière s'agence avec éclat : partout triomphe la Beauté.

Même la mort recèle ses splendeurs : la pourriture, géniale alchimie des éléments, est un miracle de recyclage parfait.

Le spectacle des choses est une merveille sans fin, de l'astre à la particule, de la flamme ardente du Soleil au cristal éphémère contenu dans le flocon de neige, de l'humble clapotis de la marre où barbotent les canards aux inextinguibles fournaises galactiques.

Là où se pose le regard règnent Lumière, Intelligence, Harmonie.

Rien de heurte qui sait élever son regard à humaine distance des choses. Avec une simplicité biblique, sans autre prisme que ses propres yeux.

Le protozoaire qui invisiblement se meut sur quelque minuscule planète végétale faite d'une seule feuille de cerisier, le chêne déraciné avec fracas par la tempête, la plume perdue de l'oiseau qui file dans l'azur, l'orage sur les galets, l'excrément de mouton engraissant le chardon, la pomme qui jaunit sur sa branche, l'aile de la mouche réveillant le dormeur, l'écume se formant à la sortie des gouttières, l'éternelle répétition des vagues, la forme unique de chaque grain de sable recouvrant la planète Mars, tout produit le Beau, à toutes les échelles.

L'homme, placé à égale distance entre abysse sidéral et goutte d'eau, entre tonnerre divin et son de flûte, entre mécanisme céleste et brise du soir, de la naissance à la mort contemple le spectacle incessant de l'infini et du dérisoire, il contemple, souverainement posé sur ses deux pieds.

Raphaël Zacharie de Izarra

Posté par Raphaël Zacharie, 05-03-06 à 20:40

LA PUISSANCE DE LA BEAUTE

Le spectacle de la beauté me rend meilleur, plus sensible, plus grand, moins médiocre, quelle qu'elle soit, de la moins évidente à la plus éclatante.

Du simple caillou -humble et parfait avec ses formes sommaires- au visage de la femme née avec les grâces de sa nature, la beauté me subjugue.

Alors que la laideur seule m'inspire pitié, dégoût, voire haine, la beauté qui s'affiche aux côtés de la laideur me rend indulgent envers cette dernière : ainsi la femme aux traits méprisables ne sera plus raillée si une créature l'accompagne. Certes je n'aurai d'yeux que pour le cygne, mais dans son ombre l'oiseau déplumé bénéficiera de ma clémence. En effet, je ne crache point au visage des laiderons lorsque dans leur proximité la vision d'un astre retient mon regard : la beauté adoucit mes moeurs.

La beauté me fait croire à des sommets, elle agit comme un coupe-faim : sous son empire j'oublie les trivialités de ce monde. Je ne songe plus aux soucis du lendemain mais prends conscience de mes ailes.

La preuve que la beauté est supérieure à la laideur, c'est qu'une femme sans attrait sera toujours moins courtisée qu'une femme vénusiaque. Sur l'échiquier de la Vérité, les dindes seront toujours rattrapées par les gazelles.

Mes frères les esthètes, toujours chérissez la beauté. Vous les beaux esprits voués aux causes supérieures, sachez chaque jour rendre hommage à la beauté et n'omettez jamais de durement châtier la laideur lorsque celle-ci vous offense. Giflez les laiderons qui à votre vue exposent leur misère sans pudeur ni remords, mais soyez moins sévères envers elles lorsqu'une beauté les accompagne, de la même manière que l'on est plus complaisant face aux grognements de la truie qui allaite : le spectacle touchant des porcelets fait un peu oublier la grossièreté de la génitrice.

Bref sachez que c'est la beauté et la beauté seule qui sauvera le monde, et non l'infirmité, la bêtise, la bassesse et la hideur.

Raphaël Zacharie de Izarra

Posté par Raphaël Zacharie, 01-05-07 à 23:44

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